• Le Carnaval de Loulé : du 14 au 17 février 2015

    Posted on février 11, 2015 by in Cultures, Les traditions

     

    Le torride Carnaval de Loulé va rompre avec les règles établies et incendier l’Algarve pendant 3 jours !!

    Comme chaque année en Algarve est célébré le carnaval, une tradition de plus d’un siècle ! Cette année, cet évènement sera organisé les 14, 15 et 17 Février, à partir de 15h00 : 14 chars défileront sur l’avenue José da Costa Mealha. Un spectacle haut en couleurs, musique et divertissements. Ne manquez pas la parade satirique sociale, politique et sportive, principales caractéristiques du Carnaval de Loulé.

     

    carnaval de Loulé 2015

    Samedi après-midi, la ville accueille la plus ancienne fête païenne du Carnaval au Portugal. Des groupes de samba, des chars allégoriques, des grosses têtes et des géants envahissent les rues de Loulé.

    Tous les thèmes qui font l’information d’aujourd’hui seront présents dans ce qui est l’un des principaux événements touristiques de la région de l’Algarve au cours de la basse saison (la médiatique prison de José Sócrates, le « King » Ronaldo et sa conquête de la troisième Ballon d’Or,  la lutte pour la direction du Parti socialiste ou les mesures d’austérité imposées par le gouvernement…)

    Tout un choix d’événements variés, sportifs et culturels, prennent place dans la ville, le bal de Gala et les fêtes de carnaval étant les événements les plus torrides.

    Vous aussi, laissez-vous séduire et prenez part à la fête !

    Cette fête commence le vendredi 13 Février 2015 à 10h00 : journée dédiée aux enfants ! Le Carnaval des enfants débutera à 10h00. Les jeunes viennent dans la rue avec leurs visages peints et leurs costumes.

    Carnaval des enfants à Loulé

    Carnaval des enfants à Loulé

    Au programme

    Carnaval de loulé

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    Carnaval en Algarve

    Carnaval en Algarve

    Les Origines

    L’origine la plus répandue du mot carnaval veut que celui-ci vienne du latin “ carne + vale”, littéralement  adieu à la chair, ce que l’on désigne traditionnellement comme Mardi-Gras – ;  c’est en fait le dernier jour du calendrier chrétien lors duquel il est permis de manger de la viande, puisque le lendemain débute le fameux carême, période d´abstinence.

    Une tradition qui remonte aux temps anciens

    Le carnaval plonge cependant ses racines dans d’anciennes coutumes païennes qui marquent le passage de l´hiver vers le printemps.

    Déjà en 4.000 av. J.C les Egyptiens rendaient hommage à Osiris et fêtaient ainsi la sortie de l´hiver. Entre  605 et 527 av. J.C. Les Grecs quant à eux fêtaient le dieu Dionysos et faisaient couler longuement le vin lors de fêtes où la chair avait sa place.

    La christianisation du calendrier est néanmoins, le moyen que l´Eglise a trouvé pour lutter contre les rites païens, en les intégrant au calendrier liturgique. Ainsi en 325 ap. J.C., le Concile de Nicée fixe la fête de Pâques, il en découle donc que le carême débute 40 jours avant celle-ci. Le Pape Grégoire 1er en 590 crée l´expression « ad carne levantas » qui donnera au fur et à mesure de son évolution le mot carnaval.

    Les célébrations se répandent alors dans toute l´Europe. Au Moyen-Age, le vin, la bonne chair, la musique et les farces ont leurs places pendant une période de temps déterminée, où l’on peut dans un cadre social entre le profane et le sacré braver des interdits, en occultant sa personne derrière un  masque et un déguisement.

    En 1464, le Pape Paul II permet officiellement au  carnaval de Venise d’exister dans sa dimension religieuse même si les origines de celui-ci remonte à la Renaissance. Très rapidement cependant, les amusements déborderont vers une certaine permissivité, et de magnifiques masques encore aujourd’hui bien connus, serviront souvent de prétexte à des jeux de séduction.

    Le XVIIIème siècle verra d’un mauvais œil la “fête carnavalesque” qu’il juge peu civilisée, celle-ci est de plus en plus considérée comme conduisant au “désordre public”. Cette célébration arrivera ainsi au XXème siècle plutôt sous une forme conventionnelle, avec des déguisements destinés aux enfants. Aujourd’hui, les origines du carnaval ont été oubliées et il reste des parades multicolores et le sens de la fête.

    Les carnavals les plus renommés sont entre autres celui de Rio de Janeiro (introduit au Brésil par les Portugais en 1723), celui de Venise, celui de la Nouvelle-Orléans et celui de Nice en France.

    “O Entrudo” au Portugal

    Au  Portugal on parle de carnaval ou “entrudo” – au sens littéral le mot veut dire entrée, c´est-à-dire l´entrée dans le carême – En fait le terme est simplement synonyme de carnaval.

    La tradition est de rigueur et quelques villes organisent des “entrudos” connus entre autres pour leurs parades. Celui de Ovar dans le nord du pays est fort recherché, celui de Loulé dans le sud en Algarve est dit-on le plus ancien du pays. Les villes de Torres Vedras, Estarreja, Sesimbra, Alcobaça, Nazaré organisent aussi de beaux et joyeux défilés.

    Les personnages appelés “mastronças” et “as cegadas” sont aussi célèbres dans le défilé du carnaval de Loures qui existe depuis 1900, à quelques kilomètres de Lisbonne. Celui de Madère à Funchal est recherché par les touristes parce que haut en couleur, mélangeant fête populaire et même défilés d´écoles de samba.

    La tradition est la même qu’ailleurs : fêtes populaires, défilés, farine et œufs lancés dans la rue aux passants, masques, déguisements, musique. Les trois derniers jours du carnaval se situant du dimanche au mercredi des cendres sont cependant, le moment à ne pas manquer, car le mercredi soir a lieu “ o enterro do carnaval” – l´enterrement du carnaval – grande apothéose finale.

    Le carnaval des “Caretos”

    Il existe une tradition du carnaval dans le nord du Portugal, à Trás-os-Montes dans la commune de Macedo de Cavaleiros, à Podence qui vaut la peine d’être référencée comme patrimoine culturel unique. Le carnaval des “caretos”, fête populaire avec des déguisements et maquillages de carnaval.

    Carnaval_de_Podence_2008_17

    Des jeunes hommes déguisés, les “caretos” personnages traditionnels de la région, vont animer la fête du village et courir dans tous les sens ; à la nuit tombée ils enjambent même les flammes jaillissant de feux de joie. Ils annoncent ainsi dans un rythme endiablé semi païen et semi religieux  le changement de saison, et font donc allusion au solstice d’hiver. L’habit du “careto” est composé de couvertures aux diverses couleurs et de franges. Il poursuit en particulier les jeunes filles en faisant du bruit avec des cloches, “chocalhos”, accrochées à la ceinture et aux jambes. Ce personnage porte un masque qui est composé de deux visages: devant et derrière, jour et nuit, hiver et printemps, vie et mort.  Des enfants participent naturellement à la fête, on les appelle les  “facanitos”. La relève du carnaval est ainsi assurée, génération après génération.