• REPRISE ECONOMIE : Le Portugal divise par deux son déficit budgétaire

    Posted on juin 21, 2017 by in Actualités

     

    Désormais, le Portugal figure parmi les pays vertueux de la zone euro en matière budgétaire. Le ministre des Finances de l’Union européenne a mis terme le 16 juin dernier, à la procédure de déficit excessif à l’encontre du Portugal, sous surveillance depuis 2009. Un déficit budgétaire ramené pour la première fois sous la barre limite des 3% fixée par les règles européennes. Un déficit divisé par deux : 2% du PIB, contre 4,4% un an auparavant. Un chiffre conforme aux règles du Pacte de stabilité et de croissance et l’un plus bas depuis 1974.

    La décision de Bruxelles a été unanimement saluée par le Premier ministre socialiste Antonio Costa : « Nous sommes à un tournant. C’est un succès national et mérité de tous les Portugais » et par son prédécesseur, Passos Coelho.

    Pour Mario Centeno, ministre des Finances portugais, cette reprise économique a tout de même coûté cher : “Le Portugal a pu sortir de la procédure de déficit excessif grâce à une politique différente, une politique qui a été dénigrée pendant des mois ce qui a affecté le gouvernement et terni l’image du Portugal”.

    ECONOMIE : Le Portugal divise par deux son déficit budgétaire

    Antonio Costa, Premier Ministre Portugais

     

    Le Portugal a affiché et multiplié les bonnes nouvelles sur le front de l’économie, même si la dette s’est alourdie l’an dernier à 241 milliards d’euro (130,4% du PIB), plaçant le Portugal au 3ème rang de la dette la plus élevée de la zone euro, juste après la Grèce et l’Italie.

    Pour réduire ce déficit, le gouvernement a dû diminuer l’investissement public, en baisse de 30% depuis 2016 et redonner du pouvoir d’achat aux portugais (via les partis de gauche), en augmentant notamment les prestations sociales et en diminuant les charges fiscales pesant sur les salaires.

    Déficit au plus bas depuis 1974, croissance au plus haut depuis dix ans au 1er trimestre 2017 (2,8%) et un taux de chômage ramener au dessous de la barre des 10%.

    Soucieux de rassurer les commissaires sur sa rigueur budgétaire, l’exécutif s’est engagé à ramener son déficit à 1,5% du PIB en 2017, puis à 1% en 2018 avant de viser l’équilibre budgétaire en 2020.