• La vente de maison en Bitcoin arrive au Portugal

    Posted on janvier 16, 2018 by in Actualités

     

    Les sociétés immobilières étrangères vendent déjà des maisons en Bitcoin (devises virtuelles) ! Ils essaient déjà d’acheter et de vendre, mais l’immobilier a des doutes…

    Le Bitcoin c’est quoi ?

    Bitcoin est un système expérimental de transfert et de vérification de propriété reposant sur un réseau de pair à pair sans aucune autorité centrale.

    L’application initiale et l’innovation principale du réseau Bitcoin c’est un système de monnaie numérique décentralisée dont l’unité de compte, le Bitcoin, est essentiellement acquis à des fins spéculatives ou pour protéger l’épargne partout où l’inflation monétaire la menace. Le bitcoin est également utilisé pour les transferts internationaux entre particuliers et de façon plus anecdotique comme monnaie de paiement pour les commerces de détail.

    Bitcoin PortugalBitcoin fonctionne avec des logiciels et un protocole qui permet aux utilisateurs d’émettre des Bitcoins et de gérer les transactions de façon collective et automatique. En tant que protocole libre (code source ouvert), il permet également une interopérabilité des logiciels et services qui l’utilisent. En tant que monnaie le Bitcoin est à la fois un intermédiaire de paiement et une réserve de valeur.

    Bitcoin est conçu pour s’autoréguler. L’inflation limitée du système Bitcoin est distribuée de façon homogène par puissance de calcul à travers le réseau, et sera limitée à 21 millions d’unités divisibles jusqu’à la huitième décimale. Le bon fonctionnement des échanges est garanti par une organisation générale que tout le monde peut examiner, car tout y est public : les protocoles de base, les algorithmes cryptographiques utilisés, les programmes les rendant opérationnels, les données des comptes et les débats des développeurs.

    Le Bitcoin s’invite dans l’immobilier au Portugal

    Les bitcoins se sont transformés en multimillionnaires et sont maintenant en train d’acheter et de vendre des maisons. À l’extérieur, l’échange de biens immobiliers contre de la monnaie virtuelle est déjà une réalité dans plusieurs pays. Au Portugal, les premières offres commencent à apparaître.

    A 30 minutes de Lisbonne, au bon milieu des montagnes d’Arrábida, on recherche un propriétaire pour une maison de typologie T6, avec 1500 m2 de terrain, piscine privée, quatre chambres, quatre salles de bains et deux places de parking. Cette propriété d’Azeitão est annoncée comme une «villa de luxe» qui jouit d’espaces verts, parcours de golf avec 18 trous, court de tennis et plusieurs restaurants. Prix de vente : 975.000 € ou l’équivalent en Bitcoins.

    L’annonce est diffusée sur la page web d’un spécialiste de l’immobilier australien spécialisé dans le marketing immobilier avec cette monnaie virtuelle. «Nous sommes ici pour promouvoir l’utilisation des Bitcoins dans les transactions immobilières: lors de la vente de votre bien, l’acheteur paie en monnaie virtuelle le Bitcoin et le vendeur reçoit des dollars, euros, etc.», explique le promoteur sur ce site.

    Dans des forums spécialisés, certains Portugais anonymes proposent également de vendre l’immobilier à des étrangers en échange de Bitcoins. Dans ces pages, les vendeurs font la promotion du Golden Visa et de la politique fiscale avantageuse du Portugal pour les résidents non habituels. Les interlocuteurs arrivent de Russie ou de Chine. Un Portugais avoue même avoir déjà vendu sa maison dans ce nouveau modèle de monnaie appelé « Bitcoin » ou « Blockchain ».

    Aucune transaction n’a encore été conclue, mais les professionnels assument qu’ils ont déjà été sondés sur cette faisabilité, même s’ils admettent que l’entrée des nouvelles règles de prévention contre le blanchiment d’argent (en août) ne vont pas faciliter l’achat d’une monnaie dont la source d’argent ne peut être tracée.

    Au Portugal, il convient de tenir compte de la loi sur le « blanchiment d’argent » dans lequel l’agent immobilier a un rôle très important. Les agences immobilières sont tenues en effet de signaler toute information et de déclarer toutes les transactions faites, notamment la provenance de l’argent.

    Ceci constituerait donc un obstacle majeur à l’entrée de ces opérations, sur le territoire Portugais, qui évite d’étudier les opportunités malgré la demande, semblant plutôt marginale et informelle. Les grandes agences immobilières nationales comme Remax, Era, …n’ont pas encore été confrontés, pour l’instant, à cette réalité.

    Il convient de rester prudent…

    João Pedro Pereira, du Comité exécutif d’Era Portugal, souligne à cet effet dans un article que « le bitcoin est un produit à risque, un investissement hautement spéculatif, non réglementé par la Banque du Portugal », qui place l’euro comme seul devise autorisée pour les achats et les ventes. Ricardo Sousa de Century 21 explique « Personnellement, je crois que les bitcoins sont encore dans une logique très spéculative qui crée des risques supplémentaires pour ceux qui veulent transiger sur un marché comme l’immobilier, physique, tangible, patrimonial ».

    Luis Lima, président de l’APEMIP, l’association qui représente le secteur, n’a pas encore fermé les chiffres de 2017, mais dit que « jusqu’en novembre il n’y a pas de données pour indiquer la clôture d’une transaction de cette nature au Portugal ». Le thème «commence déjà à émerger, mais la recherche n’est encore pas très importante, elle est parlée – et à partir du moment où elle commence être parlée, elle peut devenir rapidement réelle», dit-il.

    Comment communiquer ces valeurs de transaction et l’origine du capital?

    Le « Bitcoin n’est pas une monnaie, et si la Banque du Portugal dit, que ce n’est pas une monnaie, effectivement le prix n’est pas réellement payé en espèces.

    Maintenant rien n’empêche un échange de Bitcoin contre une maison », dit Jorge Silva, Notaire inscrit à l’Ordre des Notaires. L’enregistrement de l’affaire pouvant être identifié dans un acte notarial comme « Permuta » (échange) au lieu de vente en numéraire : tout comme il est possible d’échanger une maison contre une autre maison, une voiture ou un bateau.

    La cryptomonnaie subit des décrochages sérieux de son cours

    Plusieurs événements sont venus perturber son cours !

    • le piratage,
    • la fermeture d’une grosse plateforme d’échange en Corée du Sud,
    • la suspension de la cotation d’une autre entreprise spécialisée dans le bitcoin, Crypto, par le gendarme américain des marchés financiers,
    • des employés de Coinbase soupçonnés de délit d’initié sur les échanges de «bitcoin cash», une alternative au bitcoin.

    Seul le Bitcoin est capable d’atteindre les sommets et de toucher le fond en l’espace de quelques jours. Pourtant, la cryptomonnaie, qui frôlait les 20.000 dollars en 2017, est passée en l’espace de 5 jours sous la barre de 13.000 dollars en décembre, avant de remonter autour de 14.445 dollars. Soit une baisse significative de 35%.

    La chute a été particulièrement brutale entre 15 et 16 décembre 2017, où le prix du Bitcoin a perdu 4000 dollars en quelques heures. Coinbase, l’une des principales plateformes d’achat et de vente de cryptomonnaie, a même annoncé la suspension temporaire des échanges à cause du trop grand nombre de connexions.

    Depuis le coup d’arrêt qui a immédiatement suivi un record historique l’ayant amené aux portes des 20 000 dollars, le Bitcoin peine à se remettre des diverses menaces de régulation renforcée et des avertissements des institutions bancaires rappelant régulièrement sa nature hautement volatile et spéculative.

    Durant toute l’année 2017, le cours a connu une très forte poussée lui permettant de se remettre rapidement des annonces adverses et des piratages des plates-formes d’échange.

    Mais depuis le coup de frein de décembre, le cours du Bitcoin peine à se rétablir et connaît de sévères reculs que les rétablissements ne parviennent pas ensuite à gommer complètement.

    Le cours du Bitcon vient encore de céder subitement de 14%, faisant descendre sa valeur sous la barre des 12 000 dollars, avec toujours la crainte d’une régulation sévère en Corée du Sud, qui pourrait ensuite s’étendre à d’autre pays.

    Depuis son sommet de mi-décembre, le Bitcoin a vu son market cap reculer de 125 milliards de dollars. Mais il ne valait encore que 1000 dollars il y a un an…

    La crise de confiance sur le Bitcoin affecte dans le même temps d’autres cryptomonnaies moins en vue mais qui ont réalisé des progressions ébouriffantes ces derniers trimestres.

    Le Ripple a ainsi perdu en l’espace d’une journée 26% de sa valeur tandis que le’Ethereum a perdu 19% dans le même laps de temps.